La fin d’année est souvent un temps de réflexion, de regard en arrière sur ce qui a été réalisé, ce qui a été évité mais aussi les combats qui restent à mener. Avec les crises actuelles sanitaires, économiques mais surtout humaine il est facile de minimiser la résilience et de se concentrer uniquement sur ce qui n’a pas été à la hauteur.
Comme le rappelait Saint Exupéry, l'essentiel est invisible pour les yeux : la solidarité ne se mesure pas à ce qui se voit mais à ce qui se construit.
En tant qu'éleveurs nous ne pouvons rester indifférents ni inactifs, face à la crise profonde que nous sommes en train de traverser. Chaque jour, nous avançons en regardant avec angoisse cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de nos fermes, dans un climat d'incertitudes et d'angoisses.
Depuis maintenant près de 6 mois, l’élevage bovin français se bat contre un tremblement de terre qui fait peur à chacun d’entre nous. La Dermatose Nodulaire Contagieuse est une catastrophe bien sûr, d’abord pour ceux qui la subissent de plein fouet, pour tous les éleveurs qui la craignent et pour l’élevage français plus largement.
À l’appel des sections bovines lait et viande de la FDSEA et des JA de l’Aveyron une mobilisation a eu lieu lundi soir devant la Préfecture, en réaction à la décision du gouvernement d’interdire toute sortie de bovins du territoire métropolitain.
Annie GENEVARD, qui agit, sans consulter ni faire voter les membres du CNOPSAV au préalable, craindrait-elle un double revers infligé par la Commission Européenne ?
Il est inacceptable que l’ensemble de la profession soit puni collectivement à cause d’une mauvaise gestion de l’État.
Ces derniers jours, nous avons été alertés suite à des attaques sur des troupes. Sur une même exploitation 17 brebis ont été touchées en 3 attaques.
Dans ce contexte :
? La FDSEA, les JA et la Chambre se sont mobilisés pour accélérer les procédures. Les responsables, l'OFB et les services de l'Etat se sont rendus sur place.
? Nous avons alerté Madame la Préfète, une fois de plus, de l'urgence sur l'ampleur des dégâts du loup dans l'Aveyron !
Le 6 décembre 2024, les négociateurs de la Commission européenne et du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Bolivie) ont achevé les négociations en vue d'un accord de libre-échange. L’accord doit être encore formellement approuvé par l’UE. Cet accord, dans sa forme actuelle, est incompatible avec les engagements de la France et l’UE en matière de souveraineté alimentaire, de réciprocité commerciale et de transition agricole.