ÉDITO

Continuer à construire l'avenir de l'agriculture

Dans quelques jours, à Caen, se tiendra le congrès de la FNSEA, qui, comme tous les 3 ans verra le renouvellement de son conseil d’administration.
Ce sera aussi le congrès des 80 ans de la structure nationale. Que de combats, que d’évolutions, que de changements en 8 décennies. 80 années d’histoire basées sur des valeurs communes d’entraide, de solidarité, de responsabilité et d’engagement.
 

Notre FDSEA s’est toujours reconnue dans ces valeurs et a toujours été un pilier dans la construction de la structure nationale. On ne compte pas les élus aveyronnais qui se sont succédés dans les commissions, les sections sociales, les Associations Spécialisées, le conseil d’administration, le bureau et bien sûr jusqu’à sa tête avec un secrétaire général et un président.
 
Ces femmes et ces hommes engagés pour notre métier et déterminés ont toujours porté la voix de notre département, de nos productions, de nos adhérents avec conviction. Quand on regarde dans le rétroviseur, l’histoire de notre FDSEA n’a pas été toujours simple, celle de la FNSEA non plus, au fil des présidences, les adhérents aveyronnais se sont sentis plus ou moins proches des élus à la tête de la structure nationale. Aujourd’hui encore, on se l’accorde tous, Arnaud Rousseau n’a pas vraiment de points communs avec les adhérents de notre réseau départemental.
 
Nous tous, éleveurs de montagne et de piémont, sommes complètement différents d’un céréalier de Seine et Marne, c’est un fait indéniable.
Oui, c’est un céréalier. Oui, il préside aussi le groupe Avril. Oui, cette double casquette a été médiatiquement très pesante et cela aussi marque notre FD depuis 3 ans.
Mais la FNSEA, si elle est représentée par son président, ce n’est pas que son président. L’annonce de sa candidature à sa succession a fait réagir certains, interrogé d’autres. Personne ne peut affirmer le résultat d’une élection avant le vote et même si un département d’élevage comme l’Aveyron ne peut pas se réjouir d’une telle situation, il ne faut pas oublier que cela fait partie de la vie démocratique de toute structure nationale, d’autant plus en agriculture où par la diversité des productions, des systèmes, représenter l’ensemble des agriculteurs a toujours été une difficulté.
 
D’où la réelle importance de continuer à être présents à Paris pour vous représenter tous et continuer à construire l’avenir de l’agriculture pour qu’elle ne se construise pas sans nous.
Nous sommes nombreux à siéger, après les dernières élections, ou à être candidats à divers postes dans les différentes structures : FRSEA, FNB, FNPL, FNEC, sections sociales des fermiers, des bailleurs, des anciens exploitants, des agricultrices, les commissions éco, territoires, environnement, montagne et au conseil.
Et, je souhaite vraiment remercier celles et ceux qui s’engagent, y mettent du temps et de l’énergie.
 
Alors oui, le président actuel n’est peut-être pas le candidat rêvé par l’Aveyron mais, ne pas être en accord, n’empêche pas de travailler à faire changer les choses.
C’est un défi, mais c’est aussi une page supplémentaire au livre de l’histoire de la FNSEA. Et l’Aveyron, fort de son réseau d’adhérents, doit malgré tout continuer à participer à son écriture.
 

Marie-Amélie Viargues
Présidente de la FDSEA Aveyron