Espace presse

07/11 : « Pas de beurre sans éleveurs »

Depuis la fin 2016, le prix du beurre a fortement évolué à la hausse. Mais cette forte augmentation n’est pas suffisamment répercutée sur le prix du lait payé au producteur.

Depuis trois ans, le prix du lait se situe au-dessous des coûts de production et maintient nos exploitations dans des situations extrêmement difficiles. En 2017, la conjoncture laitière internationale s’est largement améliorée et nous nous attendions à une éclaircie pour nos revenus. Le prix du lait est effectivement remonté de 290€/1 000l en 2016 à 328€/1 000l en 2017. Mais ceci est loin d’être suffisant ! Une juste rémunération de notre travail d’éleveur demande un prix aux alentours des 350€/1 000l.

L’absence de certains produits en rayon révèle la guerre des prix qui se joue entre  distributeurs et transformateurs. Les premiers refusant de procéder aux hausses tarifaires nécessaires. Les seconds orientant leurs ventes vers les clients qui répercutent ces hausses : boulangeries, biscuiteries, mais aussi marchés internationaux dont la Chine qui a quasiment doublé ses importations depuis 2 ans.

Après avoir affamé les éleveurs, la guerre des prix affame les rayons pour préserver ses marges, coûte que coûte. Mais il n’y a pas de secret, pour avoir du beurre, il faut du lait, pour avoir du lait il faut des éleveurs laitiers, et pour avoir des éleveurs, il faut les payer.

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10/08 : Paysans & Humanistes !

Communiqué de presse FDSEA-JA

En marge du rassemblement des éleveurs samedi dernier à Séverac, un représentant de Cap Loup, une association de défense du loup, dit avoir été agressé. A cette occasion, il prend la parole pour expliquer qu’ailleurs, dans les Alpes-Maritimes, Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence cite-il, la cohabitation existe entre loup et pastoralisme.

D’abord, si les altercations sont par principe regrettables, les personnes qui ont assisté à la scène ont toutes confirmé l’absence d’agression physique. Midi Libre, présent également, écrit dans son édition du 6 août ainsi : « pris à partie », « bousculé », « On n’ira pas jusqu’à parler d’une agression ».

Sur le fond, cela fait 20 ans que les éleveurs des Alpes mettent en place les mesures prônées par les associations de défense du loup. Les résultats sont connus : désertification des alpages, arrêts des élevages, embroussaillement des vallées et désertification rurale. A ce jour, aucune mesure de protection des troupeaux n’a une réelle efficacité contre le loup.

Depuis le printemps, à la demande de la profession agricole, une équipe de l’INRA mène une étude pour analyser - sur le Larzac -  la mise en place du « plan loup » et l’adaptation des pratiques d’élevage qu’il imposerait : clôtures, chiens de garde, bergers,… Par rapport aux Alpes, nos causses et nos parcours immenses, nos troupeaux plus petits et plus nombreux sont liés aux traites journalières et posent des contraintes bien spécifiques. Les résultats de cette étude doivent être rendus publics à l’automne.

Oui, les paysans pensent qu’il faut tuer les loups qui attaquent leurs troupeaux. Il ne s’agit pas d’éradiquer l’espèce. Il s’agit de protéger l’élevage des brebis en plein air, de pérenniser un pastoralisme garant de l’entretien des parcours et des paysages, de la vitalité de nos zones rurales, de la biodiversité de nos Causses,… et de tout ce qui fait que ce coin d’Aveyron a été classé au Patrimoine de l’Humanité.

Non, Pierre Rigaux et les associations de défense du loup ne sont pas dans une posture  constructive. Lorsque, sur un internet, il écrit qu’« Elever des brebis et manger des agneaux n’est pas une obligation de toute éternité. Vraiment pas. Notre humanité peut très bien vivre sans. », il révèle qu’il poursuit des objectifs d’abolition de l’élevage.  Alors, lorsqu’il vient expliquer face-caméra que des solutions existent, et que sur sa page Facebook, il invite à la haine des éleveurs, l’on peut comprendre le double-jeu, peut-être la manigance, qui est opérée.

Derrière la défense du loup et son aspect romantique, se cache une dérive extrémiste. Les mouvements abolitionnistes postulent qu’il n’existe pas de différence entre l’Homme et les espèces animales. Animalistes, ils mettent sur le même plan l’Homme, le chien, la vache, le rat et le vers de terre.

Nous, paysans, nous restons fidèles aux idéaux Humanistes.

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25/07 : Second pilier de la PAC : Le gouvernement doit sortir de l’impasse des bidouillages budgétaires

Communiqué FDSEA-JA

Stéphane Le Foll et le précédent gouvernement ont laissé en héritage une ardoise de 853 millions d’euros ! Contrairement aux engagements écrits en 2013 par François Hollande, ils ont sciemment fait l’impasse sur le financement en 2019 et 2020 d’une grande partie des mesures de développement rural : agriculture biologique, mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC), assurances et plus particulièrement l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN). La gestion du 2ème pilier de la Politique Agricole Commune entre l’Etat, les Régions et l’Union européenne est devenue une véritable boîte obscure. Les paysans ne veulent plus faire les frais de cette opacité.

Pour sortir de cette impasse, plutôt que d’honorer la continuité de l’engagement de l’Etat en trouvant les ressources nécessaires sur le budget national, Stéphane Travert annonce un prélèvement de 4,2 % sur le 1er pilier de la PAC. La PAC avait dès le début prévu la possibilité de transférer des fonds du premier vers le second pilier pour permettre aux Etats-membres des adaptations et des évolutions dans les choix politiques et les orientations pour l’agriculture. En aucun cas pour financer une « cavalerie budgétaire ». Quoi qu’il en soit, cette solution ne consistera qu’à prendre de l’argent dans la poche droite des producteurs (1er pilier) pour la remettre dans la poche gauche (2ème pilier). A la fin, ce sont les paysans qui paient l’insincérité budgétaire de l’Etat.

Nous exigeons :
•    La transparence totale dans la gestion des crédits européens.
•    Que l’Etat paie enfin le solde des aides PAC dues pour 2015 et 2016 et revienne maintenant à un calendrier normal de paiement des soutiens.
•    Que l’Etat tienne intégralement ses engagements de co-financement des mesures du 2ème pilier.
•    Que le montant des ICHN, tel qu’annoncé initialement par le président de la République, soit respecté.

Nous attendons désormais de pied ferme le gouvernement sur les chantiers qu’il a lui-même ouverts, notamment les Etat généraux de l’Alimentation, qui doivent impérativement aboutir à des résultats concrets sur le prix payé au producteur et le partage de la valeur.

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05/07 : La FNSEA en Aveyron, focus sur l’élevage en montagne

Le 5 et 6 juillet, la FDSEA de l’Aveyron accueille à Rodez le Conseil d’Administration de la FNSEA. Une soixantaine d’élus agricoles de métropole et d’outre-mer sont attendus pour travailler sur les dossiers d’actualité de l’agriculture française et pour découvrir l’Aveyron.

Jeudi, ils visiteront une exploitation produisant du lait de brebis pour le fromage de Roquefort AOC et des veaux d’Aveyron et du Ségala IGP Label Rouge, deux des productions emblématiques de notre département. Ce sera l’occasion de mettre en avant des systèmes d’élevage organisés, capables de valoriser des territoires difficiles, et d’élargir les échanges aux enjeux de la ruralité et de la montagne. Avec Christiane Lambert et l’ensemble des membres du conseil d’administration, ils aborderont également les dossiers d’actualité :

  • Etat généraux de l’Agriculture et, question cruciale pour la FNSEA, la répartition de la valeur des produits laitiers et viande ;
  • Les retards des paiements de la PAC et le « chaos » administratif ;
  • Les relations agriculture/société ;
  • La problématique du loup.

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13/06 : Sodiaal, montre l’exemple !

Pour les producteurs de lait de vache, les pertes deviennent colossales ! Depuis plus de 2 ans, les revenus sont au plus bas. Alors que le marché s’améliore depuis  l’automne dernier, le prix du lait sur ce début d’année 2017 ne remonte pas à la hauteur des besoins des éleveurs. Par rapport à 2014, les producteurs ont perdu 43 000 € de chiffre d’affaires en 2015 et 2016 cumulés. Avec 300 à 310 €/1000 litres en 2017, la filière lait de vache reste en crise. 

Pourtant, après 2 années de crise (chute de 16 % du prix du lait de vache en 2015 et d’encore 10 % en 2016), le marché s’inverse depuis l’automne et la reprise s’est confirmée : En Europe, le prix du lait payé aux producteurs affiche des hausses de + 30 %. Au vu des tendances positives sur les marchés laitiers, le prix du lait 2017 payé aux producteurs doit tendre vers son niveau de 2014. Les industriels doivent prendre en compte le besoin vital d’oxygène des producteurs de lait de vache après deux ans de crise.

Aujourd’hui, certaines coopératives arrivent à renvoyer de la valeur aux producteurs sous la forme de compléments de prix ou de hausse du prix de base. Cependant d’autres, dont la coopérative Sodiaal très implantée en Aveyron, disent être en incapacité de le faire.

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30/05 Elections législatives. Les candidats les pieds sur terre
 
19/05 Loup : La brigade est intervenue
 
18/05 Nouveau gouvernement : quelle ambition pour l’agriculture française ?
 
11/04 L’agneau, une viande locale et durable
 
 
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