Que 2017 soit plus favorable...

Nous vous souhaitons tout d’abord nos meilleurs vœux et une année plus favorable que 2016 qui a été très dure pour bon nombre de productions. Mais nous ne faisons pas qu’attendre comme l’on attend que la météo s’améliore : Nous restons mobilisés en permanence pour faire bouger les lignes et défendre la valeur de nos produits.

Quelques avancées :

-    Dans les grandes surfaces, la part des productions françaises augmente doucement mais significativement. Dans la restauration collective par contre, malgré quelques avancées, la part de marché reste encore à reconquérir.
-    Par ailleurs, fruit d’une bataille de longue haleine, l’étiquetage d’origine des produits transformés est entré en vigueur ce 1er janvier. Nous espérons que cela aura des conséquences positives sur les volumes et sur le prix.
-    Par les industriels, par les grandes surfaces : partout nous voyons se multiplier l’utilisation de l’image de l’éleveur et de son capital sympathie auprès des consommateurs. Sans aucune « royalties » évidement en retour. D’un côté des procédures judiciaires sont en cours, d’un autre nous essayons d’amorcer de nouvelles relations commerciales qui prévoient la rémunération des producteurs, de leur image et de leurs pratiques. C’est le sens de la démarche « Lait de Montagne », c’est celui aussi de « Cœur de Gamme ». Dans notre secteur, une réunion régionale avec Système U Sud est programmée le 17 janvier pour présenter « Cœur de Gamme » à une cinquantaine de directeurs de magasins, à Lodève.


D’autres chantiers nous attendent également :

-    Le bien-être animal, les conditions de transport et d’abattage des animaux sont un dossier sensible qui a été mis sur le devant de la scène cette année par L214. Avec plusieurs réunions planifiées sur ce sujet, nous faisons avec un gouvernement qui a envie d’aller très vite et de publier des textes sur le sujet avant les élections. Le bien-être animal est évidement une préoccupation que les éleveurs sont les premiers à porter, mais nous devons calmer cette précipitation et faire prendre en compte la réalité de nos pratiques. Il ne s’agit pas de céder au chantage d’une catégorie particulière d’urbains qui n’est plus en relation avec « la vraie vie ».
-    Sur le plan européen, entre le Bréxit et les élections en France et en Allemagne, le contexte est incertain. Alors que les premières réflexions sur la PAC 2020 devaient commencer à se mettre en place, il semblerait que les choses prendront plus de temps. L’horizon 2022-2023 est maintenant évoqué pour la prochaine réforme. Pour autant, nous devons nous tenir prêts et force de propositions.
-    En attendant, l’Europe a engagé plusieurs chantiers importants sur la chaîne alimentaire, les pratiques commerciales déloyales, l’équilibre du rapport de force producteurs/industriels/distributeurs, la volatilité des marchés… Autant de sujets sur lesquels nous sommes attentifs.
-    Sur le plan international, le CETA (accord commercial avec le Canada) devrait être voté par le parlement européen début février. Le TTIP a quant à lui été mis « au congélateur » par D. Trump, ce qui pourrait accélérer les négociations avec le Mercosur, tout aussi dangereux pour nos productions.  

2016 et la crise qui l’a secoué ont montré qu’aucun modèle d’agriculture n’a été épargné, en France comme en Europe. Notre département doit sans doute continuer à cultiver ce qui fait sa force : la diversité de ses productions et de ses systèmes, la recherche de positionnement sur des marchés à valeur ajoutée, la recherche d’un développement maîtrisé à la fois sur le plan technique, financier, social et territorial. Le modèle de l'Aveyron n'est pas à la traine, au contraire, il a peut-être de l’avance.

Les tendances de consommation qui font la part belle aux « produits qui ont du sens » se confirme et se renforce. Le développement du marché du Bio en est un des indicateurs. La recherche de l’origine, de la qualité, du mode de production, de la préservation des ressources, de l’éthique, de la proximité,… sont autant d’atouts que nous avons et qui sont de plus en plus demandés. Les questions de la proximité et de la cohérence régionale en particulier seront mieux intégrées dans les prochains schémas européens. De ce point de vue, nous avons probablement quelque chose à construire en Occitanie.

Dominique Fayel

 

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